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"Danser dans le cadre" est un podcast qui explore la frontière entre le corps et l'écran : comment le numérique peut-il devenir un outil de désinhibition et de libération du mouvement ? À travers quatre regards singuliers, un chorégraphe professionnel, une créatrice de contenus danse sur les réseaux sociaux, une danseuse handisport et une chercheuse spécialisée, ce podcast interroge le rapport intime et parfois inattendu qui se tisse entre la danse et les écrans.
Danser dans le cadre, un documentaire sonore de Maud Calvès pour les Rencontres du Lavoir, réalisé dans le cadre de la « Séquence #11 : Corps-Écrans » du 13 mars 2026 au 16 août 2026, au Lavoir Numérique (Gentilly).
Avec la participation de :
Réalisation : Maud Calvès.
Coordination : Anne Enderlin et Sejla Dukatar.
Habillage musical : Federico Rodríguez-Jiménez.
Remerciements : Studio 9 à Toulouse et Studio Danse V D'art à Saint-Lys.
Maud Calvès :
Danser dans le cadre, un podcast de Maud Calvès réalisé pour les Rencontres du Lavoir.
Selma Jaloux :
Bonjour !
Maud Calvès :
Bonjour Selma ! Merci de me recevoir.
Selma Jaloux :
Avec plaisir.
Maud Calvès :
On est où là ?
Selma Jaloux :
Là on est à l'école Studio 9, c'est une école de danse située à Toulouse et on est dans la salle principale.
Maud Calvès :
On peut s'installer au fond de la salle ?
Selma Jaloux :
Oui,bien-sûr.
Maud Calvès :
Allez, super !
Selma Jaloux :
Je fais du hip-hop commercial girly, du reggaeton, de l'afro, du dancehall et un mix d'afro et dancehall. Sur Insta, je fais principalement des stories, des vidéos qui vont être là que 24 heures. Tu peux les mettre aussi à la une, ce qui veut dire que c'est tout le temps sur ton profil Instagram. Je me prends la tête quand même pour voir si la vidéo ou la photo est quand même bien de ce que je poste ou comment je me trouve, etc. Mais je ne me prends pas la tête à faire des montages. Après, pour TikTok, pour ma part, en tout cas, je prends plus de temps, suivant la vidéo que je veux faire. Si c'est une transition, il faut caler le bon moment par rapport à la musique et le changement entre deux vidéos. Il faut que j'arrive à caler la musique sur les pas, qu'il n'y ait pas un bruit de fond de la salle. Par exemple, je préfère mettre la musique directement. Et sur TikTok, il y a plus d'engagement. Parce que du coup, il y a ce cercle vicieux de plus c'est vu, plus ça va être vu, plus c'est aimé, plus ça va être aimé ou pas. Et puis les gens peuvent aussi enregistrer ta vidéo, que ça soit dans leur compte ou alors même sur leur téléphone, ils ont la possibilité de télécharger la vidéo. Et puis il y a aussi un truc de partage où là, tu envoies la vidéo à quelqu'un, tes proches ou autre. On peut aussi avoir des critiques mais inconnues à nous. TikTok, c'est vraiment ouvert au monde entier. Ce qui est beau, c'est qu'il y a les retours de mes amis, il y a des commentaires de ma famille, il y a des commentaires des gens que j'ai rencontrés en saison qui se rappellent de moi, des personnes que je rencontre en soirée, juste comme ça, un soir qui sont en mode « ah mais je t'ai déjà vue, nanani nanana » et genre aussi de parfaites inconnues qui sont en mode juste « bah t'es magnifique, continue » . Et en fait ça fait du bien de littéralement se faire saucer par... Par des inconnus, mais on dirait pas, mais ça fait du bien en fait à l'ego et à la confiance en soi. Depuis que j'ai commencé la danse, je commence à plus accepter mon corps, même s'il y a des bas et des hauts, comme avec tout le monde je pense. Du coup, vraiment le message c'était chaque corps est joli et venez juste en kiff. Et la danse ça aide beaucoup à accepter son corps.
Maud Calvès :
Changement de décor, on est à Lyon. plus précisément dans le quartier Paris-Y, à Bron, devant le centre chorégraphique Paul Pic. C'est un lieu qui œuvre pour le développement de la danse hip-hop, piloté par le chorégraphe Mourad Merzouki, que je m'apprête à rencontrer dans quelques minutes.
Mourad Merzouki :
Bonjour !
Maud Calvès :
Merci beaucoup !
Mourad Merzouki :
Enchanté, avec plaisir !Vous avez eu un café ?
Maud Calvès :
Vous êtes chorégraphe depuis... plus de 30 ans. Vous avez réalisé jusqu'à présent 42 créations, 4500 représentations avec près de 2,5 millions de téléspectateurs et téléspectatrices. Qu'est-ce que l'image permet dans cette réflexion du travail de chorégraphe ? Est-ce que de plus en plus aujourd'hui, vu que les écrans font partie de nos quotidiens à toutes et tous, est-ce que c'est une matière dont vous vous servez vraiment dans votre travail de création ?
Mourad Merzouki :
Alors... Sur mon travail de création, je m'en sers plus pour la mémoire, pour la recherche aussi. Quand j'ai une idée comme ça, ou que je n'arrive pas à la formaliser, l'image vient venir accompagner une réflexion. Après, là où l'image, la vidéo et les réseaux sociaux me serrent énormément, c'est plutôt dans la transmission de la danse. C'est-à-dire comment je partage une œuvre. ou comment je propose des chorégraphies participatives, par exemple. Et ça, c'est formidable, parce que, par exemple, aux Jeux Olympiques, la danse des Jeux que j'avais créée, l'idée, c'était que cette danse puisse être apprise aux quatre coins du monde grâce à un tuto que tout le monde pouvait télécharger sur leur ordinateur, sur leur téléphone, et de façon assez efficace, parce que la danse est simple, elle est transmise par des danseurs que l'on voit à l'image, Puis ensuite, on apprend la chorégraphie. par ce biais. Et ça c'est génial parce que du coup ça me permet de partager une chorégraphie avec... avec le reste du monde finalement en un seul clic et ça c'est génial. Et puis en plus ça touche tout le monde, qu'on soit danseur ou non danseur. On sait qu'apprendre une chorégraphie devant son smartphone ou devant son écran, on peut le faire seul, on est plus à l'aise. Pour ceux qui n'osent pas bouger, qui n'osent pas danser, qui n'osent pas aller prendre des cours de danse parce que timide, là on a la possibilité finalement de faire danser tout le monde. grâce à ce dispositif qui est, je trouve, très efficace. Encore une fois, ceux qui n'osent pas vont oser, parce qu'ils peuvent avoir leur intimité, essayer, au risque d'être ridicule, mais ce n'est pas grave parce qu'ils sont entre eux et leur téléphone. Mais n'empêche que ça permet aussi de peut-être passer une étape pour ceux qui veulent se mettre à la danse, danser. Pour ça, c'est formidable. Après, là où je reste vigilant, c'est que la danse est quand même un art qu'il faut vivre. physiquement. Quand on va voir un spectacle de danse, c'est pas pareil de le voir en vrai ou de le voir derrière un écran. Donc il faut que les écrans puissent accompagner, puissent ouvrir, puissent aider, puissent donner un outil pour accompagner finalement la pratique de la danse ou tout simplement être spectateur de la danse. Et pour ça, c'est génial.
Maud Calvès :
Quelle place le public a depuis l'usage des réseaux sociaux vraiment couramment ? Est-ce qu'il a changé ? de place ? Est-ce qu'il a un rôle différent ?
Mourad Merzouki :
Je crois que depuis que la danse est bien diffusée sur les réseaux, avec des captations qui sont très bien filmées, je sais qu'on a eu des milliers de vues quand une captation est proposée sur les réseaux. Par rapport au public, de manière certaine, les vidéos, les réseaux sociaux ont élargi le public pour la danse. Pour pousser la porte d'un théâtre, il faut oser. Par moments, on n'est pas très à l'aise pour aller voir un spectacle parce qu'on se dit que ce n'est pas pour nous, que c'est peut-être cher, etc. Et là, le fait que le public peut commencer à voir la danse derrière son téléphone ou derrière son ordinateur, ça peut peut-être lui plaire, ça peut peut-être l'inciter à venir ensuite voir un spectacle dans un théâtre. En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'effectivement, on a vu un nouveau public se déplacer, voir les spectacles de danse. Grâce au fait que ce même public a découvert tel ou tel extrait de spectacle ou telle ou telle vidéo postée sur la danse. Donc l'image, la vidéo, les écrans ont stimulé et ont fait du bien au milieu chorégraphique, ont ouvert un peu plus la danse, le champ de la danse à un public plus élargi.
Karen Del Rey :
Il y a cinq danseuses habillées en robe noire. Moi je suis au centre avec le fauteuil, habillée en short noir et en haut noir. On fait des mouvements de cercle avec les mains, tout au long du corps avec le buste. On remet les mains vers le buste. Bonjour, moi je m'appelle Karen Del Rey, j'ai 22 ans, j'habite à Sainte-Faude-Pérolière, en dehors de Toulouse.
Maud Calvès :
L'idée de cette danse et votre présence centrale au sein de la chorégraphie, ça s'est fait comment ?
Karen Del Rey :
Ça a été Vedart qui... a proposé de faire une chorégraphie en handidanse dessus, vu que ça donne sens à la musique, et après de mettre un côté plus artistique, danse, que de me faire me lever vu que j'en ai la possibilité. Comme ça, ça fait s'identifier une plus large partie de personnes pouvant s'identifier, ceux qui sont en fauteuil, ceux qui marchent, ceux qui ont des problèmes en soimais qui ne se voient pas. J'étais au centre, mais après je me suis hissée parmi les filles, en dansant parmi elles, en faisant les mêmes gestes, la même chorégraphie. Je trouve ça important de garder une trace visuelle, vidéo de ça, car ça montre que les mentalités changent, que ce n'est pas un tabou, qu'on peut en faire une force. Avec le fauteuil, c'est très impactant, mais pour autant, ça reste doux. Parce qu'on va dire que je ne fais qu'un avec le fauteuil, car c'est un outil que j'utilise pas au quotidien, mais qui m'aide dans les moments où je suis fatiguée, où ça ne va pas. Je le prends juste comme une pierre que je mets dans ce grand mur que tout le monde a bâti. Je mets un peu ma pierre à l'édifice.
Maud Calvès :
Lorsque vous voyez la vidéo pour la première fois, qu'est-ce que vous ressentez ?
Karen Del Rey :
J'ai ressenti beaucoup d'émotions, parce que j'ai un gros problème avec mon image. J'ai toujours eu du mal à me voir quand je suis filmée, quand je suis enregistrée ou quoi. Et quand je me suis vue dans la vidéo, je ne me suis pas reconnue. Je me suis dit, waouh, je peux renvoyer ce genre d'image-là. Et surtout, je me suis sentie comme apaisée, contente de faire... Ce n'était pas une obligation, c'était vraiment quelque chose que je voulais faire et que je voulais transmettre. Donc, ça a été vraiment une joie de me voir danser comme ça, de me voir bien habillée, bien maquillée, bien coiffée. Et ça fait du bien ce genre de moment où on prend notre souffle et on dit « Ouf, je peux » . Depuis que je suis petite, j'ai toujours été quelqu'un de très pétillante, très énergique. Mais arrivé à l'âge de l'adolescence, ça a été beaucoup plus compliqué, car il y a eu des hauts et des bas, la maladie qui prend des fois le pas, et des fois où je ne me reconnais pas forcément. J'ai eu des périodes assez tristes, des périodes assez noires. Je me suis beaucoup mis d'étiquettes par rapport à cette période-là. et de me dire que je peux renvoyer ce genre de petites étincelles, de lumière, de sourire et surtout de larmes de joie de la part de mes proches. Et surtout que j'ai été moi-même émue de me voir. Je me suis dit, je dois avoir une autre image de moi-même et pas être aussi dure avec moi-même, surtout. Et cette vidéo m'a donné ce waouh.
Maud Calvès :
Cette vidéo-là, dont on a parlé longuement avant, il me semble qu'elle a été utilisée pour le Téléthon à Saint-Lys aussi ?
Karen Del Rey :
Oui. Je suis quand même assez fière parce que ce n'est pas tout le monde qui peut être montré au Téléthon. Et de me dire que j'ai fait quelque chose de significatif au point que le Téléthon me mentionne. Surtout le Téléthon de Saint-Lys. Même si c'est un petit village, ça reste un Téléthon. Et je suis quand même assez fière d'avoir des retours de proches qui me disent « Oh, t'as été au Téléthon, on a montré ta vidéo. » Je suis quand même assez contente. Il n'y a pas beaucoup de représentations handicap en fait, que ce soit dans la danse ou partout. Depuis peu, il y a des séries qui montrent des personnes en situation de handicap ou avec des maladies ou quoi. Ça commence un peu à se démocratiser, mais c'est très léger. Par exemple, aux ouvertures des Jeux Olympiques de France, il y a eu des danseurs en fauteuil, des personnes qui manquaient des membres ou quoi. Mais ils le font que pour les JO et pas pour la vie en général.
Maud Calvès :
Merci beaucoup.
Karen Del Rey :
Merci à vous.
Maud Calvès :
Bonjour, bienvenue dans les locaux du Lavoir.
Natacha Gourland :
Écoutez, je découvre. Vous allez bien ?
Maud Calvès :
Oui, et vous ?
Natacha Gourland :
Ça va, super, il fait beau.
Maud Calvès :
On est au rez-de-chaussée du Lavoir numérique. C'est ici qu'il y a l'exposition "Danses et Écrans". Natacha Gourland, qu'est-ce que vous retenez après avoir vu cette exposition ?
Natacha Gourland :
Je pense que ce qui frappe dans l'exposition, c'est la multiplicité des images.On voit beaucoup de choses,on se rend compte de la viralité de... plein d'aspects chorégraphiques.On voit du Harlem Shake,on voit de la tectonique, on voit de la K-pop, on voit énormément de choses, on voit du voguing, du walking. Et ça permet à nouveau de repenser aussi le rapport aux politiques et notamment la visibilité d'esthétiques qui jusque-là étaient cantonnées à la connaissance de communautés et de minorités. Et les réseaux sociaux, ça permet d'ouvrir la connaissance de ces esthétiques chorégraphiques. Et on voit à quel point les réseaux sociaux, ça permet aussi de les vulgariser sous un nouvel angle, en fait. 20, 30, 40 ans plus tard. Alors, on est au Lavoir Numérique à Gentilly. Je suis Natacha Gourland, géographe. Je suis maîtresse de conférence à l'université Évry-Paris-Saclay. Je suis rattachée à un laboratoire qui s'appelle l'IDHES et chercheuse associée à un laboratoire qui s'appelle le laboratoire PLAS à l'université de Sergy. Et je travaille essentiellement sur le corps en géographie, en particulier la danse, et les espaces qui sont fréquemment qualifiés de marge, notamment la banlieue parisienne. Peut-être, moi, le mot Ce qui me vient le plus en tête quand on parle d'écran, c'est la question de la visibilité, et de la visibilité plus ou moins choisie. Parce que quand on se filme et qu'on diffuse ça sur un réseau social, on cherche à être visible, on cherche à reproduire quelque chose qui a été visible, ou à créer et à donner de la visibilité à sa créativité. Donc c'est cette recherche de visibilité ou cette volonté de se conformer à d'autres normes qui pour moi est très intéressante dans la question des écrans, et en particulier des réseaux sociaux. Quand une danseuse amatrice se filme dans sa chambre, c'est aussi l'espace domestique qui devient visible. Ça, c'est une rupture quand même, parce qu'avant, ce n'était pas forcément de cette manière-là que la pratique pouvait être vue. Or, aujourd'hui, quand on fait une choré dans son salon, c'est tout le salon qui est visible. Parfois, c'est sa mère qui passe en arrière-plan, c'est sa déco. Donc, il y a une forme de proximité qui est nouvelle avec l'usage des écrans. Moi, ce que je trouve intéressant, c'est comment ça permet de questionner les corps qui sont visibles ou les corps qui sont invisibles. Et dans les... Les trends et dans les chorés qui deviennent virales, je trouve ça très intéressant de voir les corps qui s'essayent à cette viralité et les corps qui essayent de reprendre ces motifs-là ou qui les détournent ou qui se les réapproprient. Parce que le numérique, ça peut être un espace extrêmement violent parfois parce qu'on a accès à des corps qui peuvent nous sembler soit très normés et en fait tout est très codifié. Donc là encore, le rapport à l'espace, il évolue avec le virtuel, avec les écrans. Et pour ces jeunes filles qui finalement se filment dans leur chambre et qui ont cette activité de mise en scène de soi, qui ne travaillent pas du tout sur les questions d'estime ou de ce qu'elles recherchent intimement, parfois il y a aussi un aspect ludique. Tout n'a pas à être non plus politique. Il peut y avoir aussi juste une recherche d'esthétisme ou d'une activité ludique ou juste de rigoler, de passer du temps avec ses amis. Ça peut aussi être amplement suffisant. Mais par contre... ça c'est sûr que le rapport à l'intimité est transformé. On est dans des cadres, on est dans des codes, et on fait avec ces codes. Parfois on a l'impression de les subir, et parfois on les déplace. Et je pense que c'est exactement la même chose avec les réseaux sociaux. Et je doute absolument pas du fait que pour plusieurs danseuses, ce soit plus libérateur. Moi j'ai travaillé sur aussi la manière dont les réseaux sociaux pouvaient être utilisés de façon politique, par les danseurs et danseuses, pour s'affirmer ou s'affronter face à certaines normes dominantes, en particulier les normes de blanchité. Et à partir de 2020 et de l'assassinat de George Floyd, il y a plusieurs milieux culturels, artistiques, sportifs qui ont utilisé les réseaux sociaux aussi comme un moyen de mobilisation. Et le milieu de la danse n'a pas fait exception. C'est-à-dire qu'aussi dans le milieu de la danse, beaucoup de danseurs et beaucoup de danseuses ont publié des choses pour dénoncer les discriminations, pour mettre en avant les corps de danseurs et danseuses qui paraissent à l'écart des normes dominantes du point de vue du genre, du point de vue du handicap ou du point de vue de la racialisation. D'ailleurs, sur Instagram, à l'époque, il y avait un hashtag qui avait émergé qui s'intitulait Black Dancer Matter. Et du coup, ça permettait aussi de visibiliser ces questions d'inégalité au sein d'un milieu. Et le fait que ça se passe d'abord en ligne, ce n'est pas anodin, parce que c'est un espace où on ne peut peut-être plus directement s'exprimer que dans une institution. C'est aussi parce qu'il y a eu un fort écho de mobilisation sur les réseaux sociaux et sur différentes plateformes que des institutions, par la suite, se sont... un petit peu confronté au phénomène. L'Opéra de Paris a aussi fait, face à la mobilisation de plusieurs danseurs, un audit, un rapport, une politique plus égalitaire en matière de discrimination, pour éviter les discriminations raciales. Donc en fait, les réseaux sociaux peuvent créer plus d'égalité. Mais ça se fait aussi au prix d'une mobilisation qui se construit.
Maud Calvès :
Merci beaucoup Natacha.
Natacha Gourland :
Merci beaucoup Maud. Hâte d'écouter tout ça.
Maud Calvès :
Au revoir.
C'était "Danser dans le cadre", un podcast de Maud Calvès proposé par le Lavoir Numérique, équipement culturel de l'établissement public territorial Grand Orly Seine-Bièvre. Habillage musical, Federico Rodriguez-Rimenez. Merci à l'école de danse Védart à Saint-Lys, le Studio 9 à Toulouse, Selma Jaloux, Mourad Merzouki, Karen Del Rey et Natacha Gourland.